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Séminaires et
journées
Les droits économiques, sociaux et culturels dans les
activités de développement des institutions internationales
Journée de consultation internationale, 7 mai 2001 à
Genève.
* Présentation
* Documents de référence
* Contributions de participants
* Synthèse de Gustave Massiah
* 1. L'organisation de l'espace international de discussion
* 2. Les propositions permettant de faire avancer le respect
et la garantie des droits
Présentation
Les droits économiques, sociaux et culturels
sont au coeur des débats sur les finalités du
développement et des discussions sur les politiques de
développement. L'objet de cette rencontre était
d'explorer l'espace de cette discussion et d'en tirer des pistes
de travail commun.
Après l'accord de Madame Marie Robinson,
Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme et
de Madame Virginia Bonoan-Dandan, Présidente du Comité
des droits économiques, sociaux et culturels des Nations
unies, il y avait trois institutions invitantes : le Comité
des droits économiques, sociaux et culturels; le Haut
Commissariat aux droits de l'homme, le Haut Conseil de la coopération
internationale en France.
Une soixantaine de personnes étaient
réunies : les membres du Comité des droits économiques,
sociaux et culturels des Nations unies; des représentants
des institutions internationales (Secrétariat général
des Nations unies, OIT, PNUD, Banque mondiale, FMI, OMC, etc.);
des personnes ressources, chercheurs et experts engagés
dans des ONG internationales et des institutions de la société
civile.
La journée a été présidée
par Mme Virginia Bonoan Dandan, Présidente du Comité.
La séance inaugurale a été ouverte par
M. Bertrand Ramcharan, Haut Commissaire adjoint aux droits de
l'homme des Nations unies ; M. Juan Somavia, Directeur général
du Bureau international du travail IT ; M. Rubens Ricupero,
Secrétaire général de la CNUCED ; M. Jean-Louis
Bianco, Président du HCCI.
Documents de référence
- Vers
le site Pacte et documents relatifs au Comité des droits
économiques, sociaux et culturels des Nations unies (sur
le site du Haut Commissariat aux droits de l'homme)
- Vers
le site Effets des politiques d'ajustement structurel sur la
jouissance effective des droits de l'homme
Rapport de l'expert indépendant, Fantu Cheru, présenté
conformément aux décisions 1998/102 et 1997/103
de la Commission, 24 février 1999.
Le rapport examine brièvement les causes
des crises de développement du tiers monde, la crise
de la dette notamment, qui ne sont qu'un aspect fragmentaire
d'un problème de sous-développement d'ordre systémique
et beaucoup plus profond, étudie les liens entre les
programmes d'ajustement structurel et la jouissance effective
des droits économiques, sociaux et culturels, et expose
les principes fondamentaux d'un "ajustement dans la transformation"
et formule des recommandations sur les mesures à prendre.
- Téléchargement
The International Monetary Fund and the Promotion of Human Rights
Mark Allen, Deputy Director, International Monetary Fund, Presentation
for Wilton Park Conference on Human rights and Global Economic
Governance, October 16-19, 2000 (téléchargement
PDF, 13 pages).
In the first two parts of the paper, I look
at the impact of the Fund's activities, first on political and
civil rights, and then on economic, social and cultural rights.
I am aware that much of the human rights literature stresses
that all rights form a seamless whole, but I trust I may be
permitted to divide them to this extent for analytical purposes.
I end with some more general observations on the promotion of
the spectrum of human rights throughout the world.
- Téléchargement
La complémentarité des Droits de l'Homme : mythe
ou réalité ?
Rapport général du colloque organisé par
Article Premier et France Libertés à l'occasion
du 50ème anniversaire de la Déclaration universelle
des droits de l'homme à l'Unesco, 18 juin 1998, Paris
(téléchargement PDF, 9 pages).
L'universalité des droits de l'homme
implique le respect des droits économiques, sociaux et
culturels. Les conférences mondiales sur les droits de
l'homme, notamment celles de Téhéran en 1968 et
de Vienne en 1993, ont proclamé solennellement la complémentarité
et l'universalité des droits de l'homme. Pourtant, l'application
des droits économiques, sociaux et culturels n'a jamais
été envisagés avec la même fermeté
que celle des droits civils et politiques. Comment sortir les
droits économiques, sociaux et culturels de leur marginalité
? Comment assurer leur effectivité dans leur intégration
au système juridique ? Comment en faire des instruments
de défense de la société civile ?
- Téléchargement
La responsabilité des entreprises multinationale : pour
un contrôle de leurs méfaits
Compte-rendu du séminaire international, organisé
par le réseau IRENE à l'Université de Warwick,
Royaume-Uni, les 20 et 21 mars 2000 (téléchargement
PDF, 32 pages).
Alors que dans les années 60 et 70,
on craignait surtout, de la part des multinationales, une ingérence
excessive dans les affaires des pays en voie de développement,
on constate aujourd'hui qu'elles ne parviennent même pas
à contrôler les pratiques répréhensibles
de leurs filiales à l'étranger. Bien qu'elles
soient souvent plus puissantes et plus riches que bon nombre
de gouvernements, elles ne reconnaissent pas l'obligation morale
d'employer cette puissance et ces richesses à participer
à l'amélioration des conditions de vie des populations
des pays où elles développent leurs activités,
même lorsqu'il s'agit de personnes directement touchées
par ces activités.
- Vers
le site L'Organisation mondiale du commerce et les droits de
l'Homme
Rapport de position de la FIDH, Fédération internationale
des droits de l'homme, par Anne-Christine Habbard, Marie Guiraud,
novembre 1999 (sur le site de la FIDH).
La FIDH estime avant tout qu'il importe de
récuser la rhétorique d'une mondialisation inévitable,
contraignant les Etats à se plier aux exigences d'une
concurrence impitoyable et à la tyrannie de la compétitivité
commerciale, quels qu'en soient les coûts sociaux. [...]
La FIDH considère qu'une institution internationale publique
est indispensable afin de réguler équitablement
les échanges commerciaux internationaux, afin que la
mondialisation n'entraîne pas un nivellement par le bas
des droits.
Contributions de participants
La présente note expose brièvement
les divers facteurs qui ont réduit la marge de manoeuvre
des autorités nationales de manière suffisamment
grave pour que cela soit préjudiciable aux droits de
l'homme et énonce quelques principes relatifs aux droits
de l'homme qui pourraient être invoqués pour contribuer
à inverser cette tendance.
Présentation centrée sur le
thème des droits économiques, sociaux et culturels
et les stratégies de développement dans le contexte
de la mondialisation et des nouveaux paradigmes conceptuels
élaborés par les organisations multilatérales.
Une première partie présente une série
de faits, conséquences de stratégies spécifiques
de développement, qui ont concouru à l'émergence
de la reconnaissance des droits économiques et sociaux.
Une seconde partie analyse les réponses du système
multilatéral et les nouveaux risques qu'elles engendrent.
Si la libéralisation a pu susciter
la croissance économique, elle a aussi contribué
à accentuer les inégalités et à
abaisser les niveaux de vie, même dans les pays riches.
Laissé à lui-même, ce processus est socialement
explosif et risque de provoquer différentes formes d'instabilité
politique. Par conséquent, pour que la mondialisation
contribue au développement humain et à l'égalité
entre les sexes, il faut veiller à ce que les objectifs
sociaux, l'équité et la satisfaction des besoins
deviennent des éléments principaux de l'élaboration
des politiques macroéconomiques.
Un régime spécial d'encouragement
à la protection des droits des travailleurs a été
mis en œuvre depuis 1998 dans le système des préférences
tarifaires (SPG) généralisées de l'Union.
Il s'agit d'inciter les pays bénéficiaires du
SPG à respecter certaines normes sociales internationalement
reconnues, d'interdire certaines pratiques souvent liées
au sous-développement, comme le travail des enfants,
sans toutefois contraindre ces pays à ratifier formellement
les conventions internationales de l'OIT contenant ces normes
[...]. Plus de deux ans après l'adoption du règlement
mettant en œuvre la clause sociale, force est de reconnaître
le peu de succès des régimes spéciaux d'encouragement
à la protection des droits des travailleurs.
Lors de la Conférence des Nations Unies
sur les droits de l'homme à Vienne en 1993, 171 États
ont déclaré que la protection et la promotion
des droits de l'homme étaient la première responsabilité
des gouvernements. Les institutions des Nations Unies ont eu
maintes occasions de rappeler cet engagement et le Comité
des droits économiques, sociaux et culturels a adopté,
le 26 novembre 1999, une importante déclaration rappelant
cette obligation à tous les États et la rappelant
également à l'Organisation mondiale du commerce
dont la troisième Conférence ministérielle
devait s'ouvrir quelques jours après à Seattle.
Comment être certain que les États rempliront effectivement
leurs obligations en la matière ?
The paper reviews some of the common features
shared by the trade and human rights regimes. Some distinction
is, however, drawn between the types of legal obligations and
rights contained in both human rights covenants and WTO Agreements,
and a closer look is taken at how right-holders and duty-providers
are defined.
While the importance of economics and finance
cannot be discounted - including the market and non-market mechanisms
that go with economic and financial practices - it is evident
that development goes far beyond their confines. The social,
political, human, moral, ethical, legal and cultural dimensions
are all part and parcel of today's debate. This has enriched
the formulation of development strategies but, at the same time,
it has created new forms of complexity in consensus building
and implementation.
- Vers
le site Safety as a human right
Dinesh Mohan, Transportation Research and Injury Prevention
Programme, Indian Institute of Technology, Delhi (India), April
2001 (sur le site du HCNU).
The participants at the Fifth World Conference
on Injury Prevention and Control, held in Delhi 5-8 March 2000
adopted a Delhi Declaration on People's Right to Safety which
is reproduced in the document.
Les positions prises par la Communauté
dans le cadre de l'OMC et dans l'Accord de Cotonou pourraient
faciliter l'inclusion des normes sociales dans le « mainstream
» de l'appui aux politiques sociales et permettre un accroissement
de l'effort de cohérence entre commerce et effets sociaux
de la globalisation.
1. L'articulation entre le cadre juridique
de l'OMC et les droits fondamentaux : l'exemple des droits de
l'homme
2. Améliorer les structures de la gouvernance
mondiale
3. Participation de la société civile
Synthèse de la rencontre par Gustave Massiah
La première session a été
consacrée à la position des institutions internationales
par rapport au Pacte international relatif aux droits économiques
sociaux et culturels. La seconde aux avancées envisageables
en matière de droits économiques, sociaux et culturels.
Sont intervenus au cours des débats les membres du Comité,
des représentants des institutions internationales (BAD,
Banque mondiale, BIT, CAD, CNUCED, FMI, OMC, PNUD, UE, UNESCO),
des représentants des ONG et du HCCI, des experts et
des rapporteurs spéciaux de la Commission des droits
de l'Homme.
En conclusion de cette journée, deux
grandes directions de travail ont été mises en
avant. Elles concernent, d'une part, l'organisation de l'espace
international de discussion sur les droits économiques,
sociaux et culturels et, d'autre part, les propositions permettant
de faire avancer le respect et la garantie des droits économiques,
sociaux et culturels.
1. L'organisation de l'espace international de discussion sur
les droits économiques, sociaux et culturels
Nous avons retenu six questions qui structurent
les interrogations et les réflexions dans le débat
international.
- La place des droits économiques,
sociaux et culturels dans la conception du développement
La perspective est celle d'un nouveau contrat social mondial.
Il s'agit de reconnaître la pluralité des conceptions
en matière de politiques de développement, particulièrement
en ce qui concerne les politiques de libéralisation.
La question centrale reste celle du rapport entre croissance
et redistribution. Au même titre que la croissance, la
pièce maîtresse de toute politique est constituée
par la prise en compte de l'égalité et de la non-discrimination.
- La justiciabilité des droits économiques, sociaux
et culturels
Les conflits entre objectifs souhaitables et possibilités
en matière de respect des droits économiques,
sociaux et culturels est au centre des discussions. La question
porte moins, aujourd'hui, sur la différenciation entre
les droits civils et politiques et les droits économiques,
sociaux et culturels qui avait sous-tendu la différenciation
entre les deux pactes qui ont fixé, en 1966, les modalités
d'application. L'universalité des droits est reconnue.
Sans ignorer l'importance des situations spécifiques,
tous les droits, dans leur principe, peuvent être considérés
d'application immédiate. Ils devraient être tous
justiciables et d'application directe devant les tribunaux.
De nombreux droits économiques, sociaux et culturels
le sont déjà.
- Les instances de recours et l'acceptation d'un système
international de plaintes
Le point d'achoppement actuel reste celui de l'acceptation d'un
système international de plaintes. Pourtant, la situation
a bien changé depuis la discussion en 1953 de la procédure
de plaintes devant la Cour Internationale de la Haye. De nombreuses
leçons peuvent être tirées des instances
d'arbitrage de l'OIT, de la Cour européenne de justice,
de la création du Tribunal pénal international,
de l'évolution des questions de l'impunité, de
l'Organe de règlements des différends de l'OMC
et de la discussion de ses attributions, de la compétence
universelle des tribunaux belges, etc.
- La conciliation entre les droits en conflits
Cette question est de plus en plus apparente avec la formalisation
de nouveaux droits. De nombreuses illustrations ont été
avancées avec le droit à la santé par rapport
au droit à la propriété intellectuelle
dans le cas des médicaments génériques
; le droit au relogement en cas d'expulsion du logement par
rapport au droit de propriété, etc. Comment hiérarchiser
les droits en référence aux valeurs et aux situations.
L'importance du débat public et de la mobilisation des
sociétés civiles ont été soulignés
dans le cas de la dette et du traitement du sida.
- L'évaluation des politiques publiques et des institutions
internationales
La reconnaissance des droits économiques, sociaux et
culturels renouvelle l'approche des évaluations ; elle
leur donne un cadre commun de cohérence. Dans cette perspective
les modalités d'évaluation prennent toute leur
importance : indépendance des instances d'évaluation
par rapport aux institutions, débat public et contradictoire
laissant leur place aux différents acteurs sociaux, pluralité
des expertises.
- La légitimité du système international
et des institutions internationales
La question de la légitimité du système
international et de l'architecture formée par les institutions
internationales est posée. L'évolution de la mondialisation
lui donne une plus grande actualité. La Déclaration
universelle des droits de l'homme peut être un élément
déterminant dans la réflexion sur la légitimité
et ses implications à l'échelle mondiale. Dans
cette perspective, il est intéressant de prendre en compte
les problèmes posés par la co-responsabilité
dans les questions économiques mondiales ; cette question
a été posée à plusieurs reprises
au cours des vingt dernières années, notamment
à l'occasion de la gestion de la crise de la dette.
2. Les propositions permettant de faire avancer le respect et
la garantie des droits économiques, sociaux et culturels
Nous en avons retenu six, parmi les très
nombreuses propositions qui ont été avancées.
- Encourager les États à intégrer
les droits économiques, sociaux et culturels dans leurs
orientations stratégiques
Plusieurs mesures, au niveau national, ont été
préconisées dans ce sens. Le Haut Commissariat
propose que dans chaque pays et dans chaque ministère,
une personne soit désignée pour s'assurer de la
compatibilité des décisions et des documents stratégiques
avec le respect des droits et pour promouvoir l'approche par
les droits; cette personne pourrait être considérée
comme une correspondante du Haut Commissariat aux droits de
l'homme des Nations unies. De même, un appui en expertise
pourrait être mis à la disposition des pays pour
mettre en cohérence leurs différents engagements
internationaux et pour renforcer leur pouvoir de négociation.
Il est aussi proposé de soumettre systématiquement
tous les accords internationaux à un contrôle parlementaire
et au débat citoyen dans tous les pays concernés.
- Considérer que les institutions internationales quelle
que soit leur nature doivent respecter les pactes et les accords
internationaux
De nombreuses mesures ont été discutées
au niveau des institutions internationales spécialisées.
La discussion juridique sur les obligations des institutions
internationales par rapport à la déclaration des
droits de l'Homme, aux pactes et accords internationaux, qui
a commencé au cours du séminaire, doit être
poursuivie. La responsabilité directe des États
qui ont signé ces accords doit être réaffirmée
; particulièrement pour les États qui occupent
une place particulière dans les instances de décision
ou dans l'actionnariat des institutions concernées. Cette
réaffirmation implique une vigilance particulière
de la part des associations qui suivent ces questions et à
qui il revient d'alerter les opinions publiques.
D'autres mesures concernent la question des instances d'évaluation
des politiques des institutions internationales ; la publication
d'un rapport annuel sur la prise en compte des droits de l'Homme
dans les activités des institutions internationales ;
la participation à ces évaluations d'instances
significatives des sociétés civiles. La désignation
d'experts pour le suivi des droits spécifiques pourrait
concrétiser le partenariat entre le haut commissariat
aux droits de l'homme et les institutions internationales spécialisées.
- S'assurer de la compatibilité des Cadres stratégiques
de lutte contre la pauvreté avec les droits de l'homme
Plusieurs mesures préconisées concernent les instruments
économiques et, tout particulièrement, les Cadres
stratégiques de lutte contre la pauvreté (CSLP,
ou en anglais, PRSP).
Le Haut Commissariat aux droits de l'homme
a déjà lancé une évaluation, du
point de vue du respect des droits de l'homme, de plusieurs
Cadres stratégiques de lutte contre la pauvreté.
Un groupe de travail pourrait être constitué pour
étudier la prise en compte des droits dans les Cadres
stratégiques, en d'autres termes, "à quoi
ressemblerait un Cadre stratégique de lutte contre la
pauvreté fondé sur les droits économiques,
sociaux et culturels ?".
L'objectif serait d'ouvrir la
discussion, avec la Banque mondiale et le FMI, au niveau global
du programme d'allégement de la dette pour les pays pauvres
très endettés (PPTE, en anglais HIPC), pour intégrer
CSLP et droits économiques, sociaux et culturels pour
les pays qui l'accepteraient. Un groupe de travail avec l'UNESCO
sur le droit à l'éducation a été
créé. D'autres mesures ont été avancées,
notamment pour remplacer les conditionnalités par un
travail commun et des accords négociés ; pour
" sanctuariser " les dépenses de santé
et d'éducation dans les programmes d'ajustement, pour
respecter les objectifs quantitatifs du Sommet du Millénaire.
- Mobiliser les sociétés sur la défense
et les garanties des droits économiques, sociaux et culturels
Plusieurs mesures qui concernent la mobilisation des sociétés
civiles ont été rappelées. Citons notamment
l'universalité des droits, civils et politiques autant
qu'économiques, sociaux et culturels, dans la construction
d'une conscience universelle fondée sur des valeurs communes.
Un appel particulier doit être adressé aux chercheurs,
aux universitaires, aux intellectuels pour s'engager dans l'approfondissement
des concepts qui permettent d'articuler l'universalité
des droits et la spécificité des cultures et des
situations. La mobilisation des opinions publiques s'appuie
sur le débat et l'engagement citoyen ; les associations,
formes organisées des sociétés civiles,
et les médias y jouent un rôle particulier. La
construction d'une opinion publique mondiale relève encore
des hypothèses. Elle implique une attention particulière
sur les différentes formes d'intervention des mouvements
associatifs dans le système mondial et sur la manière
dont les médias internationaux se saisissent de la question
des droits de l'Homme.
- Assurer le respect des droits économiques, sociaux
et culturels en garantissant l'égalité d'accès
aux services collectifs de base
Cet aspect a été abordé à plusieurs
reprises sans être approfondi. Il implique que l'on prenne
en compte les différents niveaux : locaux, nationaux
et mondiaux. La discussion ne porte pas tant sur l'importance
et sur l'existence des services collectifs, admise par tous.
Elle porte sur les politiques d'accès, les formes d'organisation,
l'articulation avec le marché et le rôle des différents
acteurs. La question du financement des services de base, dans
l'hypothèse de l'égalité d'accès,
est au centre de la discussion. La réflexion sur les
biens publics globaux ouvre, de ce point de vue, de nouvelles
pistes.
- Relancer la procédure pour l'adoption du protocole
additionnel sur les droits économiques, sociaux et culturels
La Conférence mondiale sur les droits de l'homme, à
Vienne, en 1993, a demandé au Comité des droits
économiques, sociaux et culturels d'élaborer un
projet de protocole additionnel au Pacte international relatif
aux droits économiques, sociaux et culturels. Ce projet
a été rédigé et adopté dès
fin 1996 par le Comité et transmis à la Commission
des droits de l'homme. Il aborde une grande partie des thématiques
impliquées par des avancées significatives en
matière de droits économiques, sociaux et culturels.
Faute d'intérêt de la part des États, la
procédure s'est quelque peu enlisée. Une mobilisation
des mouvements associatifs concernés et une interpellation
des États permettraient de relancer la procédure.
Il implique que l'on prenne en compte les différents
niveaux : locaux, nationaux et mondiaux. Elle permettrait de
mettre en évidence, dans le débat public, l'importance
des droits économiques, sociaux et culturels dans l'ensemble
des droits de l'homme. Elle permettrait de souligner l'intérêt
et l'actualité d'une approche par les droits de l'homme
dans les stratégies et les politiques économiques
et sociales.
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Le genre : mon agenda
Lettre d'information
Numéro 2 - Juin 2007
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